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	<title>Human Village</title>
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		<title>Transformer la g&#233;ographie en une force pour la paix et la prosp&#233;rit&#233;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Naguib Ali Taher</dc:creator>


		<dc:subject>Human Village 58</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une vision strat&#233;gique pour la mer Rouge et la Corne de l'Afrique.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;D&#233;bats&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Human Village 58&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_9-naguib-geographie-87c57.jpg?1788677296' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Djibouti a pass&#233; des d&#233;cennies &#224; transformer sa g&#233;ographie en pertinence strat&#233;gique. Son prochain d&#233;fi est de convertir cette pertinence en force &#233;conomique durable, en r&#233;silience accrue et en influence diplomatique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'entr&#233;e sud de la mer Rouge, face &#224; Bab el-Mandeb, Djibouti se trouve au carrefour du transport maritime mondial, des routes &#233;nerg&#233;tiques, de la s&#233;curit&#233; maritime, de la comp&#233;tition entre grandes puissances et des ambitions &#233;conomiques de la Corne de l'Afrique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la g&#233;ographie n'est pas le pouvoir. Elle cr&#233;e des opportunit&#233;s. La strat&#233;gie transforme les opportunit&#233;s en influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de la mer Rouge a replac&#233; Djibouti au centre d'un paysage strat&#233;gique en mutation. Pourtant, &#234;tre proche des grands &#233;v&#233;nements ne signifie pas pouvoir les fa&#231;onner. Cela exige des institutions solides, une &#233;conomie r&#233;siliente, des infrastructures comp&#233;titives et un jugement strat&#233;gique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question n'est donc pas de savoir comment pr&#233;server l'importance de Djibouti, mais comment la transformer en r&#233;silience, en autonomie et en r&#244;le r&#233;gional constructif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La s&#233;curit&#233; de Bab el-Mandeb commence &#224; terre&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La crise de la mer Rouge a d&#233;montr&#233; une v&#233;rit&#233; simple : la s&#233;curit&#233; maritime ne commence pas en mer. Bab el-Mandeb est plus qu'un &#233;troit passage maritime. Il relie ports, cha&#238;nes d'approvisionnement, march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques et &#233;conomies &#224; travers les continents. Sa s&#233;curit&#233; d&#233;pend non seulement de la puissance navale, mais aussi de la stabilit&#233; des &#201;tats riverains, de la r&#233;silience de leurs infrastructures et de leur capacit&#233; &#224; g&#233;rer les tensions avant qu'elles ne deviennent des crises. Les routes alternatives peuvent r&#233;duire l'exposition &#224; certains risques. Elles ne les &#233;liminent pas ; elles les redistribuent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#233;troit s&#251;r ne peut coexister avec une r&#233;gion instable. Djibouti a donc un int&#233;r&#234;t direct &#224; la stabilit&#233; de l'ensemble de la mer Rouge et de la Corne de l'Afrique, ainsi qu'au maintien de voies commerciales r&#233;gionales et mondiales s&#251;res, ouvertes et pr&#233;visibles. La contribution de Djibouti &#224; la s&#233;curit&#233; maritime doit donc aller au-del&#224; de l'accueil de forces internationales. Ports, routes, syst&#232;mes &#233;nerg&#233;tiques, r&#233;seaux num&#233;riques, infrastructures frontali&#232;res et communaut&#233;s r&#233;silientes sont aussi des instruments de s&#233;curit&#233; r&#233;gionale. La valeur strat&#233;gique de Djibouti doit ainsi se mesurer non seulement &#224; ce qui se passe au large, mais aussi &#224; la solidit&#233; et &#224; la fiabilit&#233; de ce qu'il construit &#224; terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des partenariats sans d&#233;pendance&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sence militaire &#233;trang&#232;re &#224; Djibouti en a fait un &#233;l&#233;ment important de l'architecture de s&#233;curit&#233; de la mer Rouge et de la Corne. Ces partenariats soutiennent la s&#233;curit&#233; maritime, la lutte contre le terrorisme, les op&#233;rations humanitaires et la logistique. Ils donnent aussi &#224; Djibouti une influence diplomatique sup&#233;rieure &#224; sa taille. Mais les partenariats ne sont pas automatiquement des atouts strat&#233;giques. La souverainet&#233; ne signifie pas rejeter la coop&#233;ration. Elle signifie en d&#233;finir les termes, en g&#233;rer les limites et veiller &#224; ce qu'elle serve les int&#233;r&#234;ts nationaux. Djibouti n'a pas besoin de choisir entre des puissances concurrentes. Un r&#233;seau diversifi&#233; de partenariats peut offrir une marge de man&#339;uvre strat&#233;gique, &#224; condition que Djibouti conserve la capacit&#233; de fixer ses propres priorit&#233;s. L'objectif ne doit &#234;tre ni l'alignement sur un camp ni la d&#233;pendance envers un autre, mais la diversification strat&#233;gique : coop&#233;rer avec diff&#233;rents partenaires lorsque les int&#233;r&#234;ts convergent, tout en pr&#233;servant la d&#233;cision nationale et en &#233;vitant une d&#233;pendance excessive envers une seule relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;thiopie : la concurrence comme incitation &#224; l'excellence&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'avenir &#233;conomique de Djibouti est &#233;troitement li&#233; &#224; l'&#201;thiopie. Les deux pays sont connect&#233;s par le commerce, les infrastructures et la logistique. L'&#201;thiopie cherche naturellement un acc&#232;s fiable et comp&#233;titif &#224; la mer. Sa recherche de voies alternatives est l&#233;gitime. Elle ne devient un probl&#232;me strat&#233;gique que lorsque la concurrence commerciale se transforme en confrontation g&#233;opolitique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon le minist&#232;re &#233;thiopien des Transports et de la logistique, le pays a transport&#233; environ 17,57 millions de tonnes de marchandises d'importation et d'exportation en 2025/26, dont 15,34 millions de tonnes, soit 96,71 %, ont transit&#233; par Djibouti&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le site motl.gov.et.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce chiffre montre l'importance exceptionnelle de Djibouti aujourd'hui, mais aussi le d&#233;fi strat&#233;gique : la d&#233;pendance cr&#233;e un levier, mais elle incite aussi &#224; la diversification.&lt;br class='autobr' /&gt;
Djibouti ne devrait donc pas s'opposer aux voies alternatives. Il devrait rendre son propre corridor plus difficile &#224; remplacer : meilleures infrastructures, proc&#233;dures plus rapides, co&#251;ts de transaction plus faibles, logistique moderne, r&#233;glementation transparente et recours accru &#224; la technologie. La domination ne doit jamais &#234;tre confondue avec la permanence. La pertinence strat&#233;gique doit &#234;tre continuellement m&#233;rit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du transit &#224; la cr&#233;ation de valeur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La situation g&#233;ographique de Djibouti a cr&#233;&#233; d'immenses opportunit&#233;s. Mais l'avenir ne peut d&#233;pendre uniquement du transit des marchandises. L'&#233;tape suivante est de passer du transit &#224; la cr&#233;ation de valeur. Cela exige un secteur priv&#233; plus fort. L'&#201;tat doit cr&#233;er les conditions permettant aux entrepreneurs et investisseurs de d&#233;velopper des entreprises, cr&#233;er des emplois, proposer de nouveaux services et investir dans des capacit&#233;s productives. Le d&#233;veloppement du secteur priv&#233; n'est pas s&#233;par&#233; de la strat&#233;gie nationale ; il en est central.&lt;br class='autobr' /&gt;
La zone franche doit devenir plus qu'un centre d'entreposage et de distribution. Elle doit &#233;voluer vers une plateforme de fabrication, d'assemblage, de transformation, d'emballage, de logistique de cha&#238;ne du froid et de r&#233;exportation. Pour cela, Djibouti doit rendre l'investissement commercialement viable : &#233;nergie fiable et abordable, ports efficaces, r&#233;glementation pr&#233;visible, acc&#232;s au financement, dispositifs fiscaux et douaniers comp&#233;titifs, main-d'&#339;uvre qualifi&#233;e et acc&#232;s direct aux march&#233;s r&#233;gionaux. Ce sont les fondements de la diversification.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'acc&#232;s au financement m&#233;rite une attention particuli&#232;re. Les petites et moyennes entreprises ne peuvent devenir des moteurs de l'emploi et de l'innovation si les entreprises viables n'obtiennent pas de cr&#233;dit abordable. Le renforcement des institutions financi&#232;res et le d&#233;veloppement d'instruments adapt&#233;s doivent donc faire partie de l'agenda national de comp&#233;titivit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'acc&#232;s aux march&#233;s r&#233;gionaux est tout aussi important. Le corridor Djibouti&#8211;&#201;thiopie&#8211;Soudan du Sud&#8211;Ouganda peut relier davantage le pays aux march&#233;s enclav&#233;s d'Afrique de l'Est, &#224; condition que les proc&#233;dures commerciales, les syst&#232;mes logistiques et les infrastructures transfrontali&#232;res &#233;voluent en cons&#233;quence. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif est simple : les marchandises ne doivent pas seulement transiter par Djibouti ; elles doivent de plus en plus y &#234;tre transform&#233;es. Des projets comme le complexe de Damerjog, la zone franche internationale, les investissements &#233;nerg&#233;tiques et la connectivit&#233; num&#233;rique peuvent relier logistique, industrie, technologie et commerce. Djibouti doit aussi continuer &#224; am&#233;liorer l'efficacit&#233; et la comp&#233;titivit&#233; de ses ports. Les incitations fiscales et douani&#232;res doivent attirer des investissements productifs plut&#244;t que simplement subventionner des activit&#233;s qui auraient eu lieu de toute fa&#231;on. Les tarifs portuaires, proc&#233;dures et services logistiques doivent rester comp&#233;titifs &#224; mesure que les alternatives r&#233;gionales se d&#233;veloppent. L'objectif n'est pas d'emp&#234;cher la concurrence. Il est de la surpasser. Les ports g&#233;n&#232;rent des revenus. La cr&#233;ation de valeur g&#233;n&#232;re la transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djibouti comme puissance constructive&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'influence de Djibouti ne doit pas &#234;tre mesur&#233;e seulement par les forces &#233;trang&#232;res pr&#233;sentes sur son territoire ou les marchandises transitant par ses ports. Sa valeur plus profonde r&#233;side dans sa capacit&#233; &#224; relier des int&#233;r&#234;ts, maintenir les canaux de communication ouverts et cr&#233;er un espace de dialogue. &#192; travers l'Union africaine, l'IGAD, les initiatives de la mer Rouge et d'autres plateformes multilat&#233;rales, Djibouti peut renforcer son r&#244;le d'&#201;tat rassembleur &#8212; capable de r&#233;unir gouvernements et acteurs &#233;conomiques lorsque leurs int&#233;r&#234;ts se croisent. Ce r&#244;le exige de la cr&#233;dibilit&#233;. Celle-ci vient de la constance, de la solidit&#233; institutionnelle, du respect de la souverainet&#233; et de la capacit&#233; &#224; dialoguer avec diff&#233;rents partenaires sans devenir l'instrument de leurs rivalit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
La concurrence est in&#233;vitable. Le d&#233;fi est d'emp&#234;cher qu'elle ne devienne confrontation. Une &#201;thiopie plus prosp&#232;re ne signifie pas un Djibouti plus faible. La croissance d'autres ports r&#233;gionaux ne signifie pas non plus le d&#233;clin de Djibouti. Le mod&#232;le le plus durable est celui dans lequel l'interd&#233;pendance rend la coop&#233;ration plus attractive que le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le choix strat&#233;gique de Djibouti&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La Corne de l'Afrique est &#224; la crois&#233;e des chemins. Une voie transforme ports et corridors commerciaux en prolongements de la rivalit&#233; g&#233;opolitique, augmentant &#224; la fois la valeur et les risques de la g&#233;ographie. L'autre transforme la g&#233;ographie en fondement d'int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques partag&#233;s, rendant la coop&#233;ration plus profitable que la confrontation. Djibouti dispose d'une occasion rare. Sa position lui donne une influence bien sup&#233;rieure &#224; sa taille, mais la g&#233;ographie n'est que le point de d&#233;part.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les infrastructures cr&#233;ent la connectivit&#233;. Les institutions cr&#233;ent la cr&#233;dibilit&#233;. La diversification cr&#233;e la r&#233;silience. L'entreprise priv&#233;e cr&#233;e des opportunit&#233;s. La diplomatie cr&#233;e l'influence. La souverainet&#233; leur donne une direction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Djibouti n'a pas besoin d'emp&#234;cher l'&#233;mergence d'alternatives. Il doit devenir le partenaire et la porte d'acc&#232;s qui restent difficiles &#224; remplacer, m&#234;me lorsque des alternatives existent. Cela exige un syst&#232;me portuaire comp&#233;titif, un secteur priv&#233; dynamique, un financement accessible, des douanes efficaces, des r&#232;gles d'investissement pr&#233;visibles, une int&#233;gration aux march&#233;s r&#233;gionaux et des infrastructures capables de soutenir l'industrie autant que le transit.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'avenir de Bab el-Mandeb sera fa&#231;onn&#233; non seulement par la puissance navale, mais aussi par les infrastructures, le commerce, l'investissement, les institutions et la diplomatie.En d&#233;finitive, l'avenir de la r&#233;gion d&#233;pend de la capacit&#233; de ses pays &#224; construire des relations dans lesquelles la paix est plus profitable que le conflit et la coop&#233;ration plus gratifiante que la confrontation. La g&#233;ographie a donn&#233; &#224; Djibouti une position exceptionnelle. Transformer cette position en une force pour la paix et la prosp&#233;rit&#233; est un choix strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Naguib Ali Taher,&lt;/strong&gt; responsable de la communication &#224; la pr&#233;sidence djiboutienne&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le site &lt;a href=&#034;https://motl.gov.et&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;motl.gov.et&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'unit&#233; et la coh&#233;sion, gages absolus de s&#251;ret&#233; pour notre nation</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2066</link>
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		<dc:date>2026-09-05T19:44:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Human Village 58</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;D&#233;claration d'Isma&#239;l Omar Guelleh &#224; Ali-Sabieh.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Human Village 58&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_8-iog_rpp-a9a3c.jpg?1788637722' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5020 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L500xH333/58-rpp-ali_sabieh-ebe57.jpg?1788637476' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D'apr&#232;s un communiqu&#233; de la pr&#233;sidence.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
5 septembre 2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ismail Omar Guelleh a fait cette d&#233;claration ce samedi, &#224; Ali-Sabieh, &#224; l'occasion de la fin des trois jours de rassemblement du Rassemblement populaire pour le progr&#232;s (RPP), le parti gouvernemental et principale formation politique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef de l'&#201;tat a d&#233;clar&#233; que &#171; la foi in&#233;branlable en notre pays et notre refus absolu de tol&#233;rer le moindre travers et tout manquement &#224; notre souverainet&#233; sont les gages les plus &#224; m&#234;me de garantir &#224; notre soci&#233;t&#233; la pr&#233;servation de son int&#233;grit&#233;, de sa s&#233;r&#233;nit&#233; et de sa stabilit&#233;. [&#8230;] Le salut de notre nation sera inconditionnellement proportionnel au degr&#233; de non-ing&#233;rence que nous exigeons pour le respect de nos affaires int&#233;rieures. [&#8230;Il a &#233;voqu&#233;] le renforcement de notre patrimoine humain comme autre param&#232;tre de premier plan, de nature &#224; aider notre soci&#233;t&#233; &#224; s'inscrire dans les vertus d'une autosuffisance, pr&#233;lude au d&#233;veloppement durable. [&#8230;] L'acquisition d'un personnel hautement form&#233; aux t&#226;ches et comp&#233;tences indispensables aux prestations de services sollicit&#233;es dans cette partie du monde est plus que fondamentale dans la d&#233;termination de notre communaut&#233; &#224; acc&#233;der &#224; une dignit&#233; immuable, p&#233;renne et continue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a ensuite soulign&#233; &#171; l'int&#233;r&#234;t, pour notre soci&#233;t&#233;, d'organiser des &#233;v&#233;nements &#224; l'instar de celui que le RPP a tenu ces trois derniers jours &#224; Ali-Sabieh. [&#8230;] Ces rencontres, plac&#233;es sous le signe du d&#233;bat constructif d'id&#233;es et d'intelligence, sont positives &#224; plus d'un titre. [&#8230;] Ces ateliers sont source plurielle d'ing&#233;niosit&#233; et de suggestions au profit de notre d&#233;veloppement &#187;. Il a enfin rappel&#233; sa &#171; foi en la capacit&#233; de notre nation &#224; davantage appr&#233;hender sa destin&#233;e collective avec assurance, confiance et ma&#238;trise de soi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;aller_plus_loin&#034;&gt;Voir aussi &#171; &lt;a href='https://www.human-village.org/spip.php?article466' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Que retenir des &#171; Rencontres citoyennes &#187; du RPP ?&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;union du conseil des ministres de l'IGAD</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2065</link>
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		<dc:date>2026-09-05T12:59:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Human Village 58</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La 74e session extraordinaire se tiendra &#224; Djibouti le 15 septembre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Human Village 58&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_9-igad-74e_conseil-45980.jpg?1788637722' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Djibouti accueillera, le 15 septembre 2026, la 74e session extraordinaire du Conseil des ministres de l'Autorit&#233; intergouvernementale pour le d&#233;veloppement (IGAD). Autour des ministres des Affaires &#233;trang&#232;res, cette r&#233;union sera consacr&#233;e notamment aux enjeux r&#233;gionaux de paix et de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les participants doivent examiner l'&#233;volution de la situation s&#233;curitaire et politique dans la r&#233;gion, &#233;valuer les initiatives r&#233;gionales actuellement en cours et discuter des moyens de renforcer les approches collectives en faveur de la paix, de la stabilit&#233; et de la coop&#233;ration entre les &#201;tats membres.&lt;br class='autobr' /&gt;
La session doit &#233;galement aborder plusieurs questions institutionnelles, notamment celles li&#233;es &#224; la mise en &#339;uvre et au renforcement du trait&#233; de l'IGAD, dans le cadre de l'adaptation de l'organisation aux priorit&#233;s r&#233;gionales et de la consolidation de son mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue de la r&#233;union, le Conseil des ministres devrait publier un communiqu&#233; pr&#233;sentant les principales conclusions ainsi que les d&#233;cisions adopt&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil des ministres constitue l'un des principaux organes d&#233;cisionnels de l'IGAD. Il joue un r&#244;le central dans l'orientation des activit&#233;s de l'organisation et dans le d&#233;veloppement de la coop&#233;ration entre ses &#201;tats membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir en ligne &lt;a href=&#034;https://igad.int/74th-extraordinary-session-of-the-igad-council-of-ministers/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le communiqu&#233; de l'IGAD&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;aller_plus_loin&#034;&gt;Voir aussi &#171; &lt;a href='https://www.human-village.org/spip.php?article2044' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'IGAD sous pression&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Great Horn Investment Holdings change de statut : premier coup sur l'&#233;chiquier de l'apr&#232;s-Guelleh ?</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2064</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.human-village.org/spip.php?article2064</guid>
		<dc:date>2026-09-03T19:34:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mahdi A.</dc:creator>


		<dc:subject>Human Village 58</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette nouvelle gouvernance est-elle le premier mouvement de l'apr&#232;s-Guelleh ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique5" rel="directory"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Human Village 58&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH71/2026_9-ghih-68504.jpg?1788464400' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; Great Horn Investment Holdings (GHIH), jusqu'ici constitu&#233;e sous la forme d'une soci&#233;t&#233; par actions simplifi&#233;e (SAS), est devenue le 24 ao&#251;t une soci&#233;t&#233; anonyme (SA). Son capital reste partag&#233; entre l'Autorit&#233; des ports et des zones franches (APZF) de Djibouti, &#224; hauteur de 60 %, et le Fonds souverain de Djibouti pour 40 %. Cette transformation s'accompagne de la mise en place d'un conseil d'administration et de la nomination d'une nouvelle direction.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'APZF est repr&#233;sent&#233;e par son pr&#233;sident, Aboubaker Omar Hadi, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Pr&#233;sidence, Mohamed Abdillahi Wais, ainsi que Nasro Habib Ibrahim, directrice g&#233;n&#233;rale du Fonds de d&#233;veloppement &#233;conomique de Djibouti. Le Fonds souverain de Djibouti est repr&#233;sent&#233; par Hassan Issa Sultan, inspecteur g&#233;n&#233;ral de l'&#201;tat, et Deka Ismail Ali, directrice du contr&#244;le et de l'inspection des entreprises publiques au sein de l'Inspection g&#233;n&#233;rale de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale a &#233;galement arr&#234;t&#233; la composition du conseil d'administration. Celui-ci comprend Aboubaker Omar Hadi, Nasro Habib Ibrahim, Simon Mibrathu, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du minist&#232;re du Budget, Hassan Issa Sultan, Mohamed Abdillahi Wais, Ahmed Osman Ali, gouverneur de la Banque centrale de Djibouti, et Deka Ismail Ali.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le nouveau conseil a ensuite proc&#233;d&#233; &#224; deux nominations importantes : celles de Nasro Habib Ibrahim &#224; la pr&#233;sidence du conseil d'administration et d'Omar Aden Obsieh &#224; la direction g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouvel &#233;quilibre appelle toutefois une lecture politique prudente. Aboubaker Omar Hadi demeure pr&#233;sident de l'APZF, actionnaire majoritaire de GHIH, et si&#232;ge au conseil d'administration : il serait donc excessif de parler &#224; ce stade d'une v&#233;ritable mise &#224; l'&#233;cart. Mais le fait qu'il ne prenne pas la pr&#233;sidence de la nouvelle SA, confi&#233;e &#224; Nasro Habib Ibrahim, peut n&#233;anmoins &#234;tre interrog&#233;. S'agit-il seulement d'une r&#233;organisation institutionnelle et d'une meilleure r&#233;partition des responsabilit&#233;s entre les structures publiques, ou faut-il y voir l'un des premiers mouvements d'un repositionnement plus large des centres de d&#233;cision ? Les premi&#232;res pi&#232;ces se mettent-elles d&#233;j&#224; en place sur l'&#233;chiquier de l'apr&#232;s-Guelleh ? &#192; ce stade, rien ne permet de l'affirmer, mais la nouvelle architecture de GHIH donne &#224; cette question une r&#233;sonance particuli&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette transformation de la forme juridique n'entra&#238;ne pas la cr&#233;ation d'une nouvelle personne morale. Great Horn Investment Holdings conserve donc sa personnalit&#233; juridique, son patrimoine, actif et passif, ainsi que l'ensemble de ses engagements. Ses contrats, participations et contrats de travail se poursuivent &#233;galement de plein droit conform&#233;ment au Code de commerce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette r&#233;organisation marque surtout une institutionnalisation plus pouss&#233;e de la gouvernance de GHIH, d&#233;sormais structur&#233;e autour d'un conseil d'administration r&#233;unissant plusieurs hauts responsables de l'&#201;tat et des principales institutions publiques concern&#233;es. Elle souligne &#233;galement le caract&#232;re strat&#233;gique de cette holding, situ&#233;e &#224; l'intersection de la gouvernance portuaire, du Fonds souverain, du minist&#232;re du Budget, de la Banque centrale, de la Pr&#233;sidence et des organes de contr&#244;le de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Mahdi A.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir l'annonce &lt;a href=&#034;https://x.com/dpfza/status/2095540895701414370&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur X&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;aller_plus_loin&#034;&gt;&lt;a href='https://www.human-village.org/spip.php?article1630' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voir aussi : En apart&#233; avec&#8230; Aboubaker Omar Hadi&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La ministre y&#233;m&#233;nite des Affaires &#233;trang&#232;res &#224; Djibouti</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2063</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.human-village.org/spip.php?article2063</guid>
		<dc:date>2026-09-03T15:26:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Y&#233;men</dc:subject>
		<dc:subject>Human Village 58</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Elle poursuit une offensive diplomatique r&#233;gionale.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Y&#233;men&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Human Village 58&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH71/2026_9-mae-yemen-1d75e.jpg?1788449400' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;D'apr&#232;s des communiqu&#233;s officiels y&#233;m&#233;nite et djiboutien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ministre y&#233;m&#233;nite des Affaires &#233;trang&#232;res et des Expatri&#233;s, Afrah Abdelaziz Al-Zouba, poursuit &#224; Djibouti une s&#233;quence diplomatique r&#233;gionale particuli&#232;rement soutenue. Avant son arriv&#233;e dans la capitale djiboutienne, elle s'est rendue successivement &#224; Bahre&#239;n, au Qatar et au Kowe&#239;t, dans le cadre d'une tourn&#233;e des pays du Golfe qui n'a toutefois comport&#233; aucune &#233;tape aux &#201;mirats arabes unis ni &#224; Oman. Au c&#339;ur de cette s&#233;quence : Bab el-Mandeb, la mer Rouge et la recomposition des alliances autour du Y&#233;men.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Doha, la cheffe de la diplomatie y&#233;m&#233;nite a &#233;galement rencontr&#233; le Premier ministre somalien, &#233;largissant ainsi ses consultations aux enjeux de la Corne de l'Afrique. Cette s&#233;rie de d&#233;placements intervient alors que le Y&#233;men cherche &#224; renforcer ses partenariats r&#233;gionaux dans un environnement profond&#233;ment boulevers&#233; par les conflits et les recompositions d'alliances autour de la mer Rouge et du golfe d'Aden.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Djibouti, Isma&#239;l Omar Guelleh l'a re&#231;ue ce jeudi 3 septembre au matin au Palais de la R&#233;publique. L'entretien a permis de faire le point sur la coop&#233;ration entre les deux pays et sur les moyens de tirer parti de leurs avantages strat&#233;giques communs, au premier rang desquels leur proximit&#233; avec le d&#233;troit de Bab el-Mandeb reliant la mer Rouge au golfe d'Aden, l'un des principaux passages maritimes mondiaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les discussions ont &#233;galement port&#233; sur les d&#233;fis s&#233;curitaires auxquels le Y&#233;men est confront&#233; dans un contexte marqu&#233; par la guerre en Iran, les conflits au Y&#233;men et au Soudan ainsi que le conflit isra&#233;lo-palestinien. Bab el-Mandeb, la s&#233;curit&#233; de la mer Rouge et la recomposition des alliances r&#233;gionales apparaissent comme le fil conducteur de cette offensive diplomatique y&#233;m&#233;nite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour sa part, Djibouti a r&#233;affirm&#233; son attachement &#224; l'unit&#233;, la souverainet&#233;, l'ind&#233;pendance et l'int&#233;grit&#233; territoriale du Y&#233;men.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5016 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.human-village.org/IMG/jpg/58-mae_yemen.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L500xH168/58-mae_yemen-ca341.jpg?1788449400' width='500' height='168' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La ministre y&#233;m&#233;nite &#233;tait accompagn&#233;e de l'ambassadeur de son pays &#224; Djibouti, Abdallah Muslim Al-Socotri. Du c&#244;t&#233; djiboutien, ont particip&#233; &#224; la rencontre le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res Abdoulkader Hussein Omar, le directeur du d&#233;partement des Affaires arabes Mohamed Doualeh Waleh, ainsi que l'ambassadeur djiboutien au Y&#233;men Mohamed Ali Issa.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La rentr&#233;e du gouvernement</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2062</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.human-village.org/spip.php?article2062</guid>
		<dc:date>2026-09-01T17:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Human Village 58</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le pr&#233;sident a d&#233;taill&#233; ses priorit&#233;s lors du premier conseil des ministres.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Human Village 58&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_9-iog_rentree-b6f1c.jpg?1788284995' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'occasion du conseil des ministres au au Palais de la R&#233;publique ce mardi 1er septembre, Ismail Omar Guelleh a d&#233;taill&#233; les priorit&#233;s de son gouvernement dans un discours liminaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5013 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.human-village.org/IMG/jpg/58-rentree_gvt.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L500xH155/58-rentree_gvt-1ec2f.jpg?1788284995' width='500' height='155' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il a d'abord insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; pour l'&#201;tat de remplir ses missions r&#233;galiennes (s&#233;curit&#233;, paix, &#233;ducation sant&#233;, garantie des droits fondamentaux, en pr&#233;alable indispensable &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de la nation dont l'unit&#233;, la coh&#233;sion nationale et la foi de nos concitoyens en leur pays et l'importance de la jeunesse pour le d&#233;veloppement du pays. Dans ce cadre, le pr&#233;sident a d&#233;clar&#233; que &#171; le contexte g&#233;opolitique que nous vivons nous invite &#224; renforcer sans rel&#226;che notre vigilance dans la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, la s&#233;curit&#233; de nos infrastructures vitales, le contr&#244;le de nos fronti&#232;res. [&#8230;] Au-del&#224; de nos infrastructures et de notre position g&#233;ographique exceptionnelle, les femmes et les hommes de la R&#233;publique de Djibouti constituent notre premi&#232;re richesse [&#8230; qui passe par] l'inclusion et l'&#233;galit&#233; des chances pour nos concitoyens &#224; besoins sp&#233;ciaux. [&#8230;] Notre jeunesse repr&#233;sente notre plus grande richesse&#8230;nous devons agir avec d&#233;termination pour lui ouvrir des perspectives r&#233;elles, en renfor&#231;ant la formation professionnelle et l'enseignement technique, en facilitant l'acc&#232;s au financement et &#224; l'entrepreneuriat et en am&#233;liorant l'insertion professionnelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il nous faut d&#233;velopper de nouveaux moteurs de croissance, notamment les industries l&#233;g&#232;res, le num&#233;rique, le tourisme, les &#233;nergies renouvelables et la p&#234;che. Il nous faut valoriser nos richesses nationales, encourager l'innovation et l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes [&#8230; afin de soutenir] la consolidation de nos atouts que sont la logistique, le secteur bancaire et les t&#233;l&#233;communications. [&#8230;] Cela passe n&#233;cessairement par la consolidation de notre cadre macro&#233;conomique et par l'acc&#233;l&#233;ration des r&#233;formes de nos finances publiques [&#8230; pour permettre] une meilleure allocation des ressources publiques, une plus grande transparence de l'information budg&#233;taire &#224; l'&#233;gard de nos concitoyens, une plus grande redevabilit&#233; dans la gestion des comptes publics&#8230;ainsi qu'une gestion davantage orient&#233;e vers les r&#233;sultats et l'efficacit&#233; de la d&#233;pense publique &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La transformation num&#233;rique de l'action publique constitue un levier important de notre politique de modernisation de l'Etat. [&#8230;] Nous devons &#224; cet &#233;gard acc&#233;l&#233;rer la digitalisation des proc&#233;dures administratives, la d&#233;mat&#233;rialisation des services publics et l'interop&#233;rabilit&#233; de nos syst&#232;mes [&#8230; afin que] la transformation num&#233;rique et l'am&#233;lioration de la gouvernance de nos donn&#233;es nous permettent d'engager une r&#233;flexion ambitieuse sur une exploitation responsable et maitris&#233;e de l'intelligence artificielle &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;ploiement militaire &#224; Asosa</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2061</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.human-village.org/spip.php?article2061</guid>
		<dc:date>2026-08-30T20:07:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Amina Abdi</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;thiopie</dc:subject>
		<dc:subject>Soudan</dc:subject>
		<dc:subject>Human Village 57</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;S'agit-il d'un soutien &#233;thiopien aux RSF du Soudan ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot51" rel="tag"&gt;&#201;thiopie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Soudan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot94" rel="tag"&gt;Human Village 57&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_8-endf-asosa-fd16e.jpg?1788120703' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La guerre au Soudan semble se rapprocher de la fronti&#232;re &#233;thiopienne. Dans un rapport publi&#233; le 28 ao&#251;t 2026, le Humanitarian Research Lab (HRL) de la Yale School of Public Health signale ce qu'il qualifie d'&#171; escalade majeure &#187; sur une base des Forces de d&#233;fense nationale &#233;thiopiennes (ENDF) situ&#233;e &#224; Asosa, capitale de la r&#233;gion de Benishangul-Gumuz, &#224; proximit&#233; du Soudan&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Humanitarian Research Lab, &#171; Brigade-Size Support Assembled at Asosa ENDF (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le rapport s'appuie principalement sur l'analyse d'images satellite prises entre la fin juin et le 28 ao&#251;t. L'Institut affirme avoir identifi&#233;, en seulement cinq jours, l'arriv&#233;e d'environ 100 v&#233;hicules techniques l&#233;gers, auxquels s'ajouteraient une quinzaine de v&#233;hicules pouvant &#234;tre des transports de troupes blind&#233;sC Certains peuvent &#234;tre arm&#233;s et au moins cinq semblent l'&#234;tre. Ces v&#233;hicules permettraient de transporter une troupe de 750 &#224; 1 000 hommes, soit une capacit&#233; correspondant &#224; un important r&#233;giment ou &#224; une brigade. Cela ne signifie toutefois pas que 750 &#224; 1 000 combattants aient &#233;t&#233; observ&#233;s sur la base.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5011 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.human-village.org/IMG/jpg/57-rsf-asosa.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L500xH282/57-rsf-asosa-b7615.jpg?1788120703' width='500' height='282' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement semble s'inscrire dans une mont&#233;e en puissance continue. Entre le 29 juin et le 23 ao&#251;t, le HRL indique avoir observ&#233; l'arriv&#233;e d'au moins 60 nouveaux conteneurs sur la base, et de nouveaux conteneurs et plusieurs camions de transport entre le 23 et le 28 ao&#251;t. Les images montrent &#233;galement la construction puis l'ach&#232;vement d'un b&#226;timent d'environ 70 m&#232;tres sur 17 m&#232;tres, probablement destin&#233; au stockage de v&#233;hicules.&lt;br class='autobr' /&gt;
La comparaison des images des 23 et 28 ao&#251;t rend le changement particuli&#232;rement visible. Le HRL identifie notamment un groupe d'environ 80 v&#233;hicules techniques l&#233;gers, deux groupes plus petits, ainsi qu'un ensemble d'une quinzaine de v&#233;hicules consid&#233;r&#233;s comme compatibles avec des blind&#233;s de transport de troupes. Dans un autre secteur de la base, il rel&#232;ve aussi la pr&#233;sence de quatorze remorques porte-v&#233;hicules et d'au moins huit camions de fret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette accumulation intervient alors que les combats s'intensifient dans l'&#201;tat soudanais du Nil Bleu, de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re. Les Forces de soutien rapide (RSF), engag&#233;es depuis avril 2023 dans une guerre contre les Forces arm&#233;es soudanaises (SAF), auraient lanc&#233; une contre-offensive autour de Kurmuk le 10 ao&#251;t. HRL avait auparavant identifi&#233; des d&#233;g&#226;ts compatibles avec des combats terrestres &#224; Sali, &#224; environ 25 kilom&#232;tres au nord de Kurmuk, ainsi que des dommages &#224; l'h&#244;pital de Kurmuk et au pont A40, de m&#234;me que des signes de pillage autour de la mairie de la ville.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 28 ao&#251;t, les RSF ont revendiqu&#233; la prise de deux positions militaires soudanaises dans la province du Nil Bleu, dont le quartier g&#233;n&#233;ral de la 13e brigade d'infanterie &#224; Bakori dans la r&#233;gion de Geisan, ainsi qu'une autre base dans la zone de Kurmuk. Il n'est cependant pas possible de v&#233;rifier ces revendications &#224; partir des images satellite disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des sources li&#233;es aux Forces arm&#233;es soudanaises avaient d&#233;j&#224; affirm&#233; que les RSF avaient &#233;t&#233; r&#233;approvisionn&#233;es via l'a&#233;roport d'Asosa lors de leurs op&#233;rations autour de Kurmuk et Geisan. Les observations du HRL &#233;tablissent qu'un nombre important de v&#233;hicules et du mat&#233;riel s'est accumul&#233; sur une installation militaire officielle &#233;thiopienne, sans d&#233;montrer que ces &#233;quipements appartiennent aux RSF, ou qu'ils sont destin&#233;s &#224; franchir la fronti&#232;re soudanaise. Cependant le HRL consid&#232;re que l'augmentation du mat&#233;riel et des v&#233;hicules &#224; Asosa accro&#238;t la menace d'une attaque importante et potentiellement imminente des RSF contre Ad-Damazin, capitale de l'&#201;tat du Nil Bleu. Une telle offensive ouvrirait un nouveau front dans le sud-est du Soudan et rapprocherait les combats de l'&#201;thiopie. Cette pression dans le Nil Bleu pourrait viser &#224; disperser les forces de l'arm&#233;e soudanaise en les obligeant &#224; red&#233;ployer des unit&#233;s actuellement engag&#233;es au Kordofan du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette dimension militaire s'ajoute un risque humanitaire. Une offensive importante dans le Nil Bleu provoquerait de nouvelles victimes civiles et des d&#233;placements de population, y compris vers l'&#201;thiopie. Addis-Abeba pourrait &#234;tre confront&#233;e &#224; un nouvel afflux de r&#233;fugi&#233;s dans la r&#233;gion Benishangul-Gumuz et &#224; un risque accru d'incidents frontaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s militaires soudanaises multiplient les accusations concernant des agressions venues du territoire &#233;thiopien. Selon des informations rapport&#233;es par &lt;i&gt;Addis Standard&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Sudan Tribune&lt;/i&gt;, l'arm&#233;e soudanaise aurait abattu le 27 ao&#251;t un drone pr&#233;sent&#233; comme hostile venu d'&#201;thiopie, apr&#232;s deux incidents les 24 et 25 ao&#251;t. Les autorit&#233;s soudanaises n'ont toutefois pas d&#233;nonc&#233; l'op&#233;rateur des drones ni fourni d'&#233;l&#233;ments sur leur origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pris s&#233;par&#233;ment, ces incidents ne suffisent pas &#224; &#233;tablir une implication &#233;thiopienne directe. Leur multiplication, combin&#233;e au renforcement observ&#233; &#224; Asosa et &#224; l'intensification des op&#233;rations des RSF dans le Nil Bleu, alimente n&#233;anmoins les interrogations sur une possible r&#233;gionalisation accrue de la guerre soudanaise. Depuis le d&#233;but du conflit entre les SAF du g&#233;n&#233;ral Abdel Fattah Al-Burhan et les RSF du g&#233;n&#233;ral Mohamed Hamdan Daglo, dit &#171; Hemetti &#187;, les soutiens ext&#233;rieurs ont progressivement donn&#233; &#224; cette guerre une dimension qui d&#233;passe largement les fronti&#232;res du Soudan. L'ouverture d'un front important dans le Nil Bleu mettrait le conflit directement au contact de l'&#201;thiopie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si de nouveaux &#233;l&#233;ments montraient que la base d'Asosa sert effectivement de plateforme logistique aux RSF, cela pourrait provoquer une d&#233;t&#233;rioration s&#233;v&#232;re des relations entre Addis-Abeba et les autorit&#233;s soudanaises soutenant les SAF, tout en accentuant les rivalit&#233;s entre les puissances r&#233;gionales d&#233;j&#224; impliqu&#233;es dans la crise. &#192; ce stade, n&#233;anmoins, il n'est pas possible d'affirmer une participation directe de l'&#201;thiopie aux op&#233;rations des RSF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport repose sur une combinaison d'images satellite, de donn&#233;es de t&#233;l&#233;d&#233;tection, de m&#233;dias locaux, de r&#233;seaux sociaux et d'autres sources ouvertes. Ces sources fragment&#233;es sont souvent insuffisantes pour d&#233;terminer avec certitude la nature ou l'utilisation finale des mat&#233;riels observ&#233;s. Il permet cependant de noter un important d&#233;ploiement logistiques pr&#232;s de la fronti&#232;re, mettant &#224; jour un point d'attention sur l'&#233;volution de la guerre civile meurtri&#232;re qui se d&#233;roule actuellement au Soudan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Amina Abdi&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Humanitarian Research Lab, &#171; &lt;a href=&#034;https://ysph.yale.edu/download-file/c8d104c3-aea3-4706-8d42-9a4c42714b0e/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Brigade-Size Support Assembled at Asosa ENDF Base Associated with RSF Activity&lt;/a&gt; &#187;, Yale University, 28 ao&#251;t 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Si l'Iran gagnait la guerre</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2060</link>
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		<dc:date>2026-08-20T14:43:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ould Amar Yahya</dc:creator>


		<dc:subject>Human Village 57</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cela obligerait les pays du Golfe &#224; revoir radicalement leurs alliances.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;D&#233;bats&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot94" rel="tag"&gt;Human Village 57&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_8-ould_iran-e2ea9.jpg?1788113383' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Posons donc l'hypoth&#232;se : si l'Iran, au terme de la guerre qui l'oppose aux &#201;tats-Unis et &#224; Isra&#235;l depuis f&#233;vrier 2026, sortait &#171; vainqueur &#187; ? L'Iran est vainqueur s'il reste debout et ne perd pas ou reconstitue ses programmes balistique et nucl&#233;aire en gardant sa capacit&#233; de nuisance sur le d&#233;troit d'Ormuz, face &#224; une Am&#233;rique qui se retire sans avoir obtenu la capitulation qu'elle exigeait. La victoire iranienne serait une d&#233;monstration que l'on peut d&#233;fier la premi&#232;re puissance mondiale, encaisser ses frappes, perdre son Guide supr&#234;me, et demeurer debout.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5009 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L500xH395/57-ould-procheorient-1c554.jpg?1788113383' width='500' height='395' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour les monarchies du Golfe, cette d&#233;monstration vaudrait toutes les d&#233;faites, et impose d'avoir une strat&#233;gie pour vivre &#224; c&#244;t&#233; d'un Iran vainqueur de la premi&#232;re puissance mondiale. Ce qui se joue au-del&#224; de l'avenir du Golfe, c'est la cr&#233;dibilit&#233; des alliances am&#233;ricaines, la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique mondiale, le destin du p&#233;trodollar, la place de la Chine et, peut-&#234;tre, la forme m&#234;me du premier v&#233;ritable ordre post-am&#233;ricain du XXI&#7497; si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le pacte scell&#233; en 1945 sur le croiseur &lt;i&gt;Quincy&lt;/i&gt; entre Roosevelt et Ibn Saoud, l'architecture de s&#233;curit&#233; du Golfe repose sur une &#233;quation : p&#233;trole contre protection. Elle s'est fissur&#233;e bien avant 2026. Les frappes sur Abqaiq en 2019, sans riposte am&#233;ricaine, avaient d&#233;j&#224; enseign&#233; &#224; Riyad que le parapluie fuyait. Le retrait d'Afghanistan avait montr&#233; que l'Am&#233;rique savait partir. La guerre actuelle, o&#249; les capitales du Golfe elles-m&#234;mes ont &#233;t&#233; touch&#233;es par les salves iraniennes parce qu'elles abritent des bases am&#233;ricaines, a transform&#233; le doute en certitude que la protection am&#233;ricaine est inexistante et m&#234;me devenue un facteur de risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un retrait am&#233;ricain consommerait trois faillites simultan&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La faillite du garant. Une garantie de s&#233;curit&#233; ne vaut que par la croyance qu'on lui accorde. Un Iran vainqueur d&#233;truirait cette croyance, dans le Golfe et de Taipei &#224; Varsovie. Les monarchies du Golfe d&#233;couvrent qu'elles ont financ&#233; pendant des d&#233;cennies, &#224; coups de centaines de milliards d'achats d'armements quasiment inutiles, une assurance dont le sinistre r&#233;v&#232;le qu'elle ne couvrait rien.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La faillite du mod&#232;le &#233;conomique r&#233;gional incarn&#233; par la Vision 2030 saoudienne, la diversification &#233;miratie, et le &lt;i&gt;hub&lt;/i&gt; qatari. Tous ces projets pr&#233;supposent ce que nul ne songeait &#224; &#233;crire tant cela allait de soi : la paix. Aujourd'hui apr&#232;s le d&#233;faut de la protection am&#233;ricaine, on sait que d&#233;sormais rien ne pourra se construire sous la menace des drones. Les fonds souverains peuvent absorber un choc p&#233;trolier, ils ne peuvent pas absorber la fuite durable du capital humain expatri&#233;, qui est la v&#233;ritable mati&#232;re premi&#232;re des &#233;conomies post-p&#233;troli&#232;res du Golfe. Un Iran vainqueur, ma&#238;tre du tempo sur Ormuz, d&#233;tiendrait un droit de veto permanent sur le d&#233;veloppement de ses voisins.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La faillite d&#233;mographique et confessionnelle, avec un Bahre&#239;n &#224; majorit&#233; chiite, la province orientale saoudienne o&#249; g&#238;t le p&#233;trole et vit la communaut&#233; chiite, la communaut&#233; chiite du Kowe&#239;t. La victoire de T&#233;h&#233;ran r&#233;activerait des lignes de faille internes que des d&#233;cennies de prudence avaient assoupies. La subversion redeviendrait moins co&#251;teuse que la guerre, et infiniment plus difficile &#224; dissuader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dilemme du survivant : trois strat&#233;gies pour un monde sans garant&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les monarchies du Golfe ne peuvent envisager une autonomie strat&#233;gique. En effet cette derni&#232;re repose partout et toujours sur trois socles (la science, le nombre, l'usine) et les monarchies n'en poss&#232;dent aucun.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le socle scientifique d'abord, une dissuasion se con&#231;oit avant de se fabriquer. Elle suppose des g&#233;n&#233;rations de physiciens, de chimistes, de m&#233;tallurgistes, un tissu de recherche fondamentale patiemment s&#233;diment&#233;. La bombe pakistanaise elle-m&#234;me, si pauvre que f&#251;t le pays, sortit de d&#233;cennies de formation d'ing&#233;nieurs. Les monarchies, elles, ach&#232;tent la technologie, elles ne la produisent pas, avec des universit&#233;s r&#233;centes, des brevets rares, des laboratoires peupl&#233;s de chercheurs sous contrat qui repartiront comme ils sont venus. Un &#201;tat qui importe ses savants importe aussi leur loyaut&#233;, et nul ne b&#226;tit un secret d'&#201;tat sur des visas de travail.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le socle d&#233;mographique ensuite. L'Arabie saoudite aligne une vingtaine de millions de citoyens, les &#201;mirats un million &#224; peine sur dix millions d'habitants, le Qatar moins encore. Ces soci&#233;t&#233;s sous-peupl&#233;es, o&#249; le national est parfois minoritaire sur son propre sol, ne peuvent ni lever des arm&#233;es de masse, ni encaisser des pertes, ni militariser leur &#233;conomie sans la confier &#224; d'autres. Leurs forces reposent d&#233;j&#224; sur des techniciens &#233;trangers jusque dans les cockpits et les salles de maintenance. On ne fait pas la guerre en profondeur avec une d&#233;mographie de comptoir.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le socle industriel enfin, une industrie d'armement est le sommet d'une pyramide &#8212; machine-outil, m&#233;tallurgie fine, chimie, &#233;lectronique, r&#233;seaux de sous-traitants. Les &#233;conomies renti&#232;res du Golfe n'ont pas construit la base et pr&#233;tendent &#233;riger le sommet. M&#234;me la bombe achet&#233;e n'y changerait rien. Une dissuasion lou&#233;e ob&#233;it &#224; son bailleur &#8212; la d&#233;pendance migrerait de Washington vers Islamabad sans s'abolir. Et la g&#233;ographie ach&#232;ve l'argument.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce paysage, les monarchies disposeraient de trois strat&#233;gies qui ne s'excluent pas et qui peuvent se combiner. Mais chacune a son prix.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La premi&#232;re est la finlandisation n&#233;goci&#233;e. La Finlande de la guerre froide avait compris qu'on ne d&#233;m&#233;nage pas sa g&#233;ographie, elle acheta sa libert&#233; int&#233;rieure au prix d'une d&#233;f&#233;rence ext&#233;rieure envers Moscou. La version des monarchies existe d&#233;j&#224;, c'est la politique d'Oman depuis un demi-si&#232;cle, c'est la reprise du dialogue saoudo-iranien parrain&#233;e par P&#233;kin en 2023. Pouss&#233;e &#224; son terme, elle signifierait un d&#233;mant&#232;lement des bases am&#233;ricaines, une exigence que T&#233;h&#233;ran a d&#233;j&#224; formul&#233;e, une neutralit&#233; proclam&#233;e dans les conflits impliquant l'Iran, une coop&#233;ration &#233;conomique en gage de bonne volont&#233;. En contrepartie, la fin des actes de guerre iraniens contre les monarchies du Golfe. C'est la strat&#233;gie du roseau. Son prix est la souverainet&#233; diplomatique ; son gain, la survie du mod&#232;le &#233;conomique. Pour des r&#233;gimes dont la l&#233;gitimit&#233; repose sur la prosp&#233;rit&#233; plus que sur la puissance, le calcul n'est pas absurde.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La deuxi&#232;me consiste &#224; remplacer un garant d&#233;faillant par un portefeuille de garants. C'est la voie d&#233;j&#224; engag&#233;e, et la plus conforme au g&#233;nie marchand du Golfe, ne plus d&#233;pendre d'un protecteur unique, mais diversifier la s&#233;curit&#233; comme on diversifie un portefeuille de fournisseurs. La Chine, premier client du p&#233;trole du Golfe et de l'Iran, a un int&#233;r&#234;t existentiel &#224; la libre circulation dans Ormuz. Elle est le seul acteur que T&#233;h&#233;ran ne peut se permettre d'&#233;trangler. Le pacte de d&#233;fense saoudo-pakistanais a d&#233;j&#224; esquiss&#233; l'adossement &#224; une puissance nucl&#233;aire musulmane, mais la dissuasion &#233;largie ne vaut que ce que vaut son garant. Islamabad, qui calibre son arsenal contre l'Inde et survit sous perfusion financi&#232;re, ne sacrifiera jamais Karachi pour sauver Riyad, et une garantie &#224; laquelle l'adversaire ne croit pas ne prot&#232;ge personne. La Turquie vend ses drones et son savoir-faire, l'Inde sa marine et son march&#233;, la France et la Cor&#233;e leurs armements sans conditionnalit&#233; politique. Isra&#235;l, enfin, garant paradoxal, le seul qu'on n'ait pas &#224; payer car contenir l'Iran rel&#232;ve pour lui de la survie et non du service rendu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun de ces acteurs ne remplacera la Ve flotte am&#233;ricaine. Ensemble, ils tissent un filet de dissuasion diffuse : pas la certitude d'une riposte &#224; une &#233;ventuelle agression, mais la certitude, pour l'agresseur, de se f&#226;cher avec tout le monde &#224; la fois. Le prix de cette strat&#233;gie est sa lenteur et son ambigu&#239;t&#233; ; son gain, l'irr&#233;versibilit&#233;, un portefeuille ne se retire pas d'un coup, contrairement &#224; un protecteur.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La troisi&#232;me est l'interd&#233;pendance avec l'arme du capital. Quatre mille milliards de dollars de fonds souverains ne dissuadent pas un missile, mais ils ach&#232;tent des int&#233;r&#234;ts. Investir massivement en Iran m&#234;me, dans son &#233;conomie exsangue, ses infrastructures d&#233;truites, sa reconstruction in&#233;vitable, serait le judo strat&#233;gique ultime en transformant le vainqueur en d&#233;biteur, faire de la prosp&#233;rit&#233; iranienne un otage de la paix r&#233;gionale. Une communaut&#233; de l'&#233;nergie, de l'eau et des infrastructures incluant l'Iran est l'id&#233;e la plus contre-intuitive et peut-&#234;tre la plus f&#233;conde. Son prix est un courage politique dont l'histoire offre peu d'exemples. Son gain est la seule paix qui dure, c'est-&#224;-dire celle qui rapporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La variable isra&#233;lienne&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le paradoxe d'une victoire iranienne est qu'elle ferait d'Isra&#235;l un vaincu strat&#233;gique, sup&#233;rieur sur le champ de bataille, orphelin sur le seul th&#233;&#226;tre qui compte, celui de la garantie am&#233;ricaine. Toute la doctrine isra&#233;lienne depuis Ben Gourion repose sur deux piliers, la sup&#233;riorit&#233; militaire qualitative et l'adossement &#224; une grande puissance. Un retrait am&#233;ricain sur fond d'&#233;chec briserait le second et, &#224; terme, &#233;roderait le premier, car la sup&#233;riorit&#233; qualitative est elle-m&#234;me fille du r&#233;approvisionnement, du renseignement et du veto am&#233;ricains.&lt;br class='autobr' /&gt;
Isra&#235;l se retrouverait dans la situation qu'il redoute depuis 1948 : seul face &#224; son environnement. Sa r&#233;ponse la plus probable, &#224; moins d'un accord de paix sur les territoires occup&#233;s, serait la fuite en avant. Frappes pr&#233;ventives unilat&#233;rales et r&#233;currentes contre tout programme iranien, sortie assum&#233;e de l'ambigu&#239;t&#233; nucl&#233;aire pour restaurer par la terreur ce que l'alliance ne garantit plus, r&#233;activation de la vieille &#171; doctrine de la p&#233;riph&#233;rie &#187; : Azerba&#239;djan, Kurdes, Inde, et les fonds marins du renseignement. Un Isra&#235;l sans garant serait plus dangereux qu'un Isra&#235;l prot&#233;g&#233;, c'est le pays dont la vuln&#233;rabilit&#233; maximise l'agressivit&#233;. Il deviendrait l'acteur dont l'int&#233;r&#234;t objectif est qu'aucun ordre post-am&#233;ricain ne se stabilise, car tout ordre stabilis&#233; consacrerait la centralit&#233; iranienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les accords d'Abraham parrain&#233;s par les &#201;tats-Unis reposaient sur un syllogisme d&#233;sormais caduc, m&#234;me protecteur, m&#234;me ennemi, donc m&#234;me camp. Si le protecteur se retire et que l'ennemi triomphe, le syllogisme s'inverse, l'association ouverte avec Isra&#235;l, hier police d'assurance compl&#233;mentaire, deviendrait une provocation gratuite envers le nouveau fort iranien. Les monarchies ne rompraient pas car Isra&#235;l demeure irrempla&#231;able en trois domaines : le renseignement sur l'Iran, la cyberd&#233;fense, et la technologie. Mais elles feraient ce que les cit&#233;s marchandes ont toujours fait de leurs liaisons compromettantes, elles les rendraient clandestines. Retour &#224; la situation d'avant 2020 (coop&#233;ration s&#233;curitaire profonde et d&#233;ni public) avec cette diff&#233;rence que le mouvement se ferait cette fois &#224; front renvers&#233;, hier on cachait Isra&#235;l pour m&#233;nager la rue arabe, demain on le cacherait pour m&#233;nager T&#233;h&#233;ran. La normalisation ne mourrait pas ; elle retournerait dans la p&#233;nombre d'o&#249; elle &#233;tait sortie. Seule exception envisageable, si les monarchies choisissaient la strat&#233;gie de l'interd&#233;pendance (notre troisi&#232;me strat&#233;gie), elles auraient int&#233;r&#234;t &#224; y inclure Isra&#235;l &#224; terme, non par affection mais parce qu'un ordre r&#233;gional dont Isra&#235;l est exclu est un ordre qu'Isra&#235;l fera tout pour le d&#233;faire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un Iran &#171; vainqueur &#187; des &#201;tats-Unis n'aurait ni les moyens ni, en r&#233;alit&#233;, int&#233;r&#234;t &#224; faire la guerre &#224; Isra&#235;l. La victoire par &#233;puisement laisse le vainqueur exsangue, son axe r&#233;gional d&#233;cim&#233;, sa reconstruction prioritaire. Certes, depuis 1979, l'ennemi isra&#233;lien est la pi&#232;ce ma&#238;tresse de la l&#233;gitimit&#233; r&#233;volutionnaire en Iran ; un r&#233;gime recompos&#233;, fragilis&#233; de l'int&#233;rieur par les protestations et la succession, aurait plus que jamais besoin de l'ennemi comme ciment. L'Iran choisirait donc la posture qui a fait ses preuves et qui est ni paix, ni guerre totale : l'attrition calibr&#233;e, le seuil nucl&#233;aire entretenu comme &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s permanente, la reconstitution patiente de l'axe. Il s'installerait ainsi entre Isra&#235;l et lui un &#233;quilibre de la terreur : deux puissances du seuil ou de la bombe, sans lignes rouges n&#233;goci&#233;es, sans t&#233;l&#233;phone rouge, sans le demi-si&#232;cle d'apprentissage qui rendit supportable la dissuasion sovi&#233;to-am&#233;ricaine. La guerre froide du Golfe serait plus froide que l'originale et plus inflammable.&lt;br class='autobr' /&gt;
De ce triangle d&#233;coule, pour les monarchies du Golfe, une quatri&#232;me strat&#233;gie en devenant les courtiers de cette dissuasion sans r&#232;gles. Qatar et Oman parlent d&#233;j&#224; aux deux camps ; les fonds du Golfe seront indispensables &#224; la reconstruction iranienne comme &#224; l'&#233;conomie isra&#233;lienne coup&#233;e de ses march&#233;s. Celui qui tient les canaux et les capitaux tient la m&#233;diation. Le r&#244;le historique des monarchies dans l'apr&#232;s-guerre ne serait ni de choisir Isra&#235;l ni de choisir l'Iran, mais d'&#233;crire entre eux les r&#232;gles que Washington et Moscou mirent des d&#233;cennies &#224; inventer : lignes directes, codes de conduite, seuils notifi&#233;s. La &lt;i&gt;pax americana&lt;/i&gt; morte, il n'y aurait pas de &lt;i&gt;pax iranica&lt;/i&gt; ni de &lt;i&gt;pax israeliana&lt;/i&gt;, il pourrait y avoir une &#171; pax pecuniaria &#187;, garantie par ceux qui financent les deux camps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que le Golfe d&#233;ciderait, le monde le subirait&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
On aurait tort de lire ce qui pr&#233;c&#232;de comme une affaire r&#233;gionale. Le choix que feraient les monarchies dessinerait l'ordre mondial de la seconde moiti&#233; du si&#232;cle, par trois canaux au moins.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le canal mon&#233;taire. Le recyclage des p&#233;trodollars est l'un des piliers discrets de l'h&#233;g&#233;monie du billet vert. Des monarchies qui ne croient plus &#224; la protection am&#233;ricaine finiront par se demander pourquoi elles continuent de facturer, d'&#233;pargner et de pr&#234;ter dans la monnaie d'un protecteur d&#233;faillant. La facturation partielle en yuan, d&#233;j&#224; test&#233;e, passerait du symbole &#224; la structure. La fin du pacte du &lt;i&gt;Quincy&lt;/i&gt; serait, &#224; terme, un &#233;v&#233;nement mon&#233;taire mondial.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le canal &#233;nerg&#233;tique. Un Ormuz sous condominium irano-golfien, avec la Chine en garant tacite, signifierait que 20 % du p&#233;trole mondial circule d&#233;sormais sous un r&#233;gime de s&#233;curit&#233; dont l'Occident est absent. L'Europe, qui n'a pas de politique pour ce th&#233;&#226;tre, en serait r&#233;duite au statut de spectatrice de son propre approvisionnement.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le canal de l'exemple. Enfin et surtout, un Golfe qui r&#233;ussirait sa transition d'un ordre de protection vers un ordre de transaction offrirait au monde le premier prototype fonctionnel du syst&#232;me post-am&#233;ricain, pas un nouvel &lt;i&gt;h&#233;g&#233;mon&lt;/i&gt; rempla&#231;ant l'ancien, mais un concert d'assurances crois&#233;es, de d&#233;pendances mutuelles et de garanties multiples. Le XIXe si&#232;cle avait invent&#233; l'&#233;quilibre des puissances ; le Proche-Orient pourrait inventer l'&#233;quilibre des interd&#233;pendances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'Iran, sans le conqu&#233;rir, aurait contraint le Golfe &#224; changer de monde. Les monarchies, longtemps prot&#233;g&#233;es par la puissance am&#233;ricaine et enrichies par l'ordre qu'elle garantissait, devraient apprendre &#224; survivre au milieu d'un r&#233;seau de d&#233;pendances crois&#233;es : m&#233;nager T&#233;h&#233;ran sans s'y soumettre, conserver Isra&#235;l sans l'exhiber, attirer P&#233;kin sans remplacer une tutelle par une autre, mobiliser Islamabad, Ankara, Delhi ou Paris sans croire qu'aucun d'eux deviendra le nouveau Washington, et surtout transformer leur puissance financi&#232;re en instrument de paix. Si elles y parvenaient, la disparition de la &lt;i&gt;pax americana&lt;/i&gt; d&#233;boucherait sur quelque chose d'in&#233;dit, un ordre fond&#233; sur la transaction, moins sur l'h&#233;g&#233;monie que sur l'interd&#233;pendance, une v&#233;ritable &lt;i&gt;pax pecuniaria&lt;/i&gt;. Et c'est pr&#233;cis&#233;ment pourquoi l'issue de cette crise d&#233;passerait de loin Ormuz, ce que les monarchies du Golfe inventeraient pour survivre &#224; l'Am&#233;rique pourrait bien devenir, demain, la mani&#232;re dont le monde apprendrait &#224; vivre apr&#232;s elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ould Amar Yahya,&lt;/strong&gt; &#233;conomiste, banquier, financier, ancien administrateur et directeur g&#233;n&#233;ral de la BCIMR/BRED, Djibouti&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Article publi&#233; dans &lt;a href=&#034;https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Kapitalis&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; le 19 ao&#251;t 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Journ&#233;e mondiale de l'aide humanitaire</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2059</link>
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		<dc:date>2026-08-20T07:42:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dya-Eddine Said Bamakhrama</dc:creator>


		<dc:subject>Human Village 57</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Porter secours aux &#234;tres humains devient la responsabilit&#233; de tous.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Solidarit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot94" rel="tag"&gt;Human Village 57&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_8-humanitaire_saoudien-a2626.jpg?1788113383' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C&#233;l&#233;br&#233;e chaque ann&#233;e le 19 ao&#251;t, la Journ&#233;e mondiale de l'aide humanitaire nous rappelle que l'action humanitaire n'est ni une r&#233;ponse temporaire aux crises ni une &#339;uvre de charit&#233; passag&#232;re. Elle est l'expression des valeurs les plus nobles qui unissent l'humanit&#233; : la compassion, la solidarit&#233; et le respect de la dignit&#233; humaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un monde o&#249; les conflits arm&#233;s se multiplient et o&#249; les effets des catastrophes naturelles, du changement climatique, de la pauvret&#233; et des d&#233;placements de populations ne cessent de s'aggraver, des millions de personnes ont un besoin urgent de nourriture, d'eau, de m&#233;dicaments, d'abris et de protection. Derri&#232;re chaque chiffre annonc&#233; concernant les victimes ou les personnes d&#233;plac&#233;es se cache des vies humaines : un enfant priv&#233; d'&#233;cole, une m&#232;re &#224; la recherche de nourriture pour ses enfants, un malade dans l'attente d'un m&#233;dicament susceptible de lui sauver la vie, ou encore une famille ayant perdu son foyer, sa s&#233;curit&#233; et tous ses biens. &lt;br class='autobr' /&gt;
De Gaza, o&#249; les civils vivent une trag&#233;die humanitaire d&#233;vastatrice sous les bombardements, le blocus et les d&#233;placements forc&#233;s, aux autres r&#233;gions du monde touch&#233;es par les crises et les conflits, les m&#234;mes sc&#232;nes douloureuses se r&#233;p&#232;tent. Les civils, notamment les enfants, les femmes et les personnes &#226;g&#233;es, demeurent les plus vuln&#233;rables et continuent de payer le plus lourd tribut. Dans de telles circonstances, l'aide humanitaire n'est ni un luxe ni une faveur : elle constitue un droit fondamental et une n&#233;cessit&#233; urgente qui ne saurait souffrir ni retard ni politisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette occasion, nous exprimons notre profonde reconnaissance et notre respect aux travailleurs humanitaires qui ont choisi de servir en premi&#232;re ligne, aux c&#244;t&#233;s des bless&#233;s, des personnes affam&#233;es, des d&#233;plac&#233;s et de toutes les victimes des crises. Ils accomplissent leur mission dans des conditions extr&#234;mement difficiles, exposant souvent leur propre vie pour sauver celle des autres. Certains ont perdu la vie dans l'exercice de leur mission, tandis que d'autres ont poursuivi leur travail malgr&#233; la peur, les bombardements et le manque de moyens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rendre hommage &#224; ces femmes et &#224; ces hommes ne saurait se limiter aux paroles. Cela exige de leur garantir une protection juridique et effective, de respecter les embl&#232;mes et les locaux des organisations humanitaires, et de leur assurer un acc&#232;s s&#251;r et sans entrave aux populations dans le besoin. Prendre pour cible les travailleurs humanitaires, emp&#234;cher l'acheminement de l'aide ou utiliser la nourriture et les m&#233;dicaments comme instruments de pression ou de punition constitue une violation du droit international humanitaire et contredit les valeurs humaines et morales les plus &#233;l&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action humanitaire authentique repose sur des principes clairs : l'humanit&#233;, la neutralit&#233;, l'impartialit&#233; et l'ind&#233;pendance. L'aide doit donc parvenir &#224; toute personne qui en a besoin, sans consid&#233;ration de sexe, de religion, d'origine ethnique ou d'appartenance politique. Un enfant affam&#233; ne devrait pas payer le prix d'un conflit auquel il n'a pris aucune part. Un malade ne doit pas &#234;tre priv&#233; de soins en raison de sa situation g&#233;ographique ou de son identit&#233;, et tout civil non arm&#233; doit b&#233;n&#233;ficier d'une protection en toutes circonstances. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, aussi essentielle soit-elle, la r&#233;ponse humanitaire ne peut, &#224; elle seule, mettre fin aux souffrances. L'aide peut att&#233;nuer la douleur, mais elle ne traite pas les causes profondes des conflits et n'emp&#234;che pas leur r&#233;p&#233;tition. Il incombe donc &#224; la communaut&#233; internationale d'&#339;uvrer s&#233;rieusement &#224; la pr&#233;vention des guerres, au r&#232;glement pacifique des diff&#233;rends, au respect du droit international, &#224; la responsabilisation de ceux qui le violent, ainsi qu'&#224; l'investissement dans le d&#233;veloppement durable et la r&#233;silience des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diminution des financements humanitaires, alors m&#234;me que les besoins ne cessent d'augmenter, constitue &#233;galement un d&#233;fi majeur. Les organisations humanitaires ne peuvent accomplir leur mission sans ressources suffisantes et durables. De m&#234;me, les souffrances des peuples ne doivent pas &#234;tre soumises &#224; une attention internationale s&#233;lective ni aux calculs politiques et m&#233;diatiques. Chaque victime m&#233;rite notre attention et chaque vie humaine poss&#232;de la m&#234;me valeur, qu'elle soit plac&#233;e sous les projecteurs ou que sa souffrance demeure loin des cam&#233;ras. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les peuples de notre r&#233;gion ont toujours cultiv&#233; des valeurs d'entraide, de secours aux personnes en d&#233;tresse et de soutien aux plus d&#233;munis. Profond&#233;ment enracin&#233;s dans nos cultures et nos religions, ces principes nous imposent une responsabilit&#233; accrue : celle d'agir ensemble (gouvernements, institutions, communaut&#233;s et individus) afin de promouvoir une culture de solidarit&#233;, de soutenir les initiatives humanitaires et de renforcer les partenariats r&#233;gionaux et internationaux capables de r&#233;pondre rapidement et efficacement aux crises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de sa situation g&#233;ographique dans une r&#233;gion qui a connu des vagues successives de d&#233;placements et de crises humanitaires, la R&#233;publique de Djibouti a toujours consid&#233;r&#233; que la solidarit&#233; humanitaire n'&#233;tait pas un simple slogan, mais un engagement &#224; la fois moral et concret. Dans la limite de ses moyens, Djibouti a ouvert ses portes aux r&#233;fugi&#233;s et aux personnes d&#233;plac&#233;es et a contribu&#233; aux efforts visant &#224; promouvoir la s&#233;curit&#233; et la stabilit&#233;, guid&#233;e par la conviction profonde que la protection de l'&#234;tre humain et la pr&#233;servation de sa dignit&#233; constituent les fondements de toute paix v&#233;ritable et durable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, le r&#244;le humanitaire de premier plan jou&#233; par l'Arabie saoudite m&#233;rite d'&#234;tre soulign&#233;. Il a fait de l'assistance aux personnes dans le besoin et du soutien aux populations touch&#233;es un principe constant de sa politique et de son engagement international. Le Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane figure au premier rang des institutions humanitaires saoudiennes. Il met en &#339;uvre d'importants programmes et projets dans les domaines de la s&#233;curit&#233; alimentaire, de la sant&#233;, de l'h&#233;bergement, de l'approvisionnement en eau et de l'&#233;ducation, tout en soutenant les r&#233;fugi&#233;s et les personnes d&#233;plac&#233;es et en intervenant lors de catastrophes et de crises dans diff&#233;rentes r&#233;gions du monde, sans distinction de religion, d'origine ethnique ou de situation g&#233;ographique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux c&#244;t&#233;s du Centre, de nombreuses institutions saoudiennes jouent un r&#244;le important dans le soutien aux communaut&#233;s touch&#233;es et le renforcement de leur capacit&#233; &#224; se relever et &#224; faire face aux crises futures. Ces efforts incarnent les valeurs profond&#233;ment enracin&#233;es du Royaume et d&#233;montrent que l'action humanitaire saoudienne ne se limite pas &#224; l'acheminement de secours d'urgence, mais s'&#233;tend au d&#233;veloppement humain, au progr&#232;s durable et &#224; la pr&#233;servation de la dignit&#233; humaine partout o&#249; des populations sont dans le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Journ&#233;e mondiale de l'aide humanitaire n'est donc pas seulement une occasion de comm&#233;moration. Elle constitue un appel &#224; la conscience du monde : mettre fin aux guerres, prot&#233;ger la vie des civils, ouvrir des corridors s&#251;rs pour l'acheminement de l'aide humanitaire et veiller &#224; ce qu'aucun &#234;tre humain ne soit laiss&#233; seul face &#224; la faim, &#224; la maladie ou &#224; la peur. &lt;br class='autobr' /&gt;
En cette journ&#233;e, nous renouvelons notre hommage &#224; toutes celles et &#224; tous ceux qui tendent la main aux personnes dans le besoin, ainsi qu'&#224; chaque m&#233;decin, infirmier, secouriste, volontaire et travailleur humanitaire &#339;uvrant au service des autres dans les circonstances les plus difficiles. Nous honorons &#233;galement la m&#233;moire de celles et ceux qui ont perdu la vie dans l'accomplissement de cette noble mission. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'humanit&#233; ne se mesure pas &#224; ce que nous disons en temps de paix et de prosp&#233;rit&#233;, mais &#224; ce que nous faisons lorsque les autres souffrent. L'action humanitaire ne rel&#232;ve pas uniquement de la responsabilit&#233; de celles et ceux qui &#339;uvrent sur le terrain : elle est une responsabilit&#233; partag&#233;e, car sauver ne serait-ce qu'une seule vie humaine constitue une victoire pour l'humanit&#233; tout enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Dya-Eddine Said Bamakhrama,&lt;/strong&gt; ambassadeur de Djibouti en Arabie saoudite&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Texte publi&#233; sur &lt;a href=&#034;https://www.arabnews.fr/node/506576/dya-eddine-bamakhrama?twclid=2azhji34iexq7fyhn789o1hhax&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Arab news&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, traduction &lt;i&gt;Human Village&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ne pas attendre une catastrophe &#224; Bab el-Mandeb</title>
		<link>https://www.human-village.org/spip.php?article2058</link>
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		<dc:date>2026-08-20T07:42:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ilyas Moussa Dawaleh</dc:creator>


		<dc:subject>Human Village 57</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La communaut&#233; internationale doit agir maintenant pour prot&#233;ger ce bien commun.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.human-village.org/spip.php?mot94" rel="tag"&gt;Human Village 57&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.human-village.org/local/cache-vignettes/L150xH75/2026_8-ilyas_babelmandeb-7fefa.jpg?1788113383' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe des lieux o&#249; la g&#233;ographie devient destin. Bab-el-Mandeb, autrement dit la &#171; Porte des Larmes &#187;, en est un. &#192; peine 26 km y s&#233;parent la Corne de l'Afrique de la p&#233;ninsule Arabique &#224; son point le plus &#233;troit. Par ce goulet d'&#233;tranglement transite chaque ann&#233;e plus de la moiti&#233; de l'ensemble du commerce entre l'Europe et l'Asie, soit pr&#232;s de 1 300 milliards de dollars de marchandises, 22 &#224; 24% du trafic mondial de conteneurs, 13 &#224; 15% du commerce maritime mondial, et 9,3 millions de barils de p&#233;trole par jour. Sous ces m&#234;mes eaux passent les c&#226;bles sous-marins qui transportent environ 25% des donn&#233;es &#233;chang&#233;es entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Une perturbation &#224; Bab el-Mandeb couperait non seulement les routes commerciales, mais aussi une grande partie de la connectivit&#233; num&#233;rique mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re ces chiffres, il y a des personnes. Des marins qui traversent le d&#233;troit sous la menace, des p&#234;cheurs des deux rives confront&#233;s &#224; une mer d&#233;sormais charg&#233;e de dangers, et des familles qui attendent chaque soir le retour d'un bateau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis des mois, cette porte tremble. La guerre qui a englouti l'Iran a d&#233;j&#224; boulevers&#233; l'&#233;quilibre de la r&#233;gion en impactant le d&#233;troit d'Ormuz. Nous d&#233;plorons ses cons&#233;quences humaines et &#233;conomiques, notamment son lourd impact sur Djibouti. Pourtant, nous devons dire que notre premi&#232;re pr&#233;occupation est Bab el-Mandeb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis Djibouti, poste avanc&#233; de cette vigilance depuis des d&#233;cennies, nous estimons qu'une consultation rapide et de haut niveau de la communaut&#233; internationale est n&#233;cessaire. Non pas une r&#233;union de plus, mais un cadre permanent r&#233;unissant les &#201;tats riverains de la mer Rouge, les puissances maritimes mondiales, ainsi que les principaux utilisateurs de cette route. Il ne peut d&#233;pendre uniquement de moyens militaires, car traiter les sympt&#244;mes sans atteindre les racines de l'instabilit&#233; ne r&#233;sout rien durablement. Cette crise doit &#234;tre r&#233;gl&#233;e rapidement, avant qu'elle ne s'installe dans la dur&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons &#233;galement emp&#234;cher que de nouvelles poches d'ins&#233;curit&#233; ne s'installent le long de la rive africaine sud-ouest de la mer Rouge. Nous devons emp&#234;cher le retour de la piraterie qui ran&#231;onnait les &#233;quipages et les armateurs, et &#233;viter d'&#233;ventuelle pollution caus&#233;es par des attaques de p&#233;troliers. Ce qui serait alors perdu ne serait pas seulement des cargaisons, mais les moyens de subsistance de milliers de p&#234;cheurs qui, de Djibouti au Y&#233;men, n'ont que cette mer pour vivre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le &lt;i&gt;MV Safer&lt;/i&gt;, le vieux p&#233;trolier amarr&#233; au large du Y&#233;men qui pr&#233;sentait un risque &#233;lev&#233; de fuite ou d'explosion, nous avons &#233;vit&#233; de justesse la catastrophe &#233;cologique du si&#232;cle. Mais le risque est aujourd'hui bien plus grand, et rien ne garantit que la chance nous sourira de nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous devons veiller &#224; ce qu'aucune puissance autoproclam&#233;e &#171; r&#233;gionale &#187; ne se relocalise en mer Rouge, o&#249; ce sont toujours les autres qui en paient le prix. La p&#233;ninsule Arabique et la Corne de l'Afrique forment d&#233;sormais un seul espace g&#233;ostrat&#233;gique. Une rivalit&#233; n&#233;e loin de nos c&#244;tes peut fracturer un &#201;tat riverain en quelques semaines, en particulier lorsqu'elle avance masqu&#233;e, par procuration.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; nos fr&#232;res et s&#339;urs du Y&#233;men, nous parlons avec la franchise d'une vieille fraternit&#233; et avec la douleur de voir un peuple fr&#232;re, d&#233;j&#224; si &#233;prouv&#233;, expos&#233; &#224; de nouvelles souffrances. Le prix de l'ins&#233;curit&#233; &#224; Bab el-Mandeb ne sera pas pay&#233; uniquement aujourd'hui, sous la forme de primes d'assurance et de routes d&#233;tourn&#233;es. Il sera pay&#233; demain, plus durement encore, par l'isolement et par une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'enfants y&#233;m&#233;nites priv&#233;s des b&#233;n&#233;fices de la paix.&lt;br class='autobr' /&gt;
La sagesse devrait guider les choix. C'est par le dialogue entre Y&#233;m&#233;nites, et uniquement par le dialogue, que la crise Y&#233;men doit &#234;tre r&#233;solue, non avec les armes que des acteurs ext&#233;rieurs distribuent, ou avec une tutelle ext&#233;rieure qui ne partage pas le destin du Y&#233;men ou de notre r&#233;gion. Ce jeu ne sert personne et ce sont toujours les m&#234;mes qui en paient le prix. L'histoire jugera s&#233;v&#232;rement ceux qui transformeront le d&#233;troit en otage de rivalit&#233;s qui ne sont pas les siennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux pays du Golfe, voisins et partenaires, nous r&#233;affirmons notre pleine solidarit&#233;. Mais la solidarit&#233; n'exclut pas la lucidit&#233;. La mer Rouge et Bab el-Mandeb constituent un bien public mondial et r&#233;gional, plus strat&#233;gique que ne le sugg&#232;rent les priorit&#233;s du moment, et m&#233;ritent une attention &#224; la hauteur de leur fragilit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; nos amis am&#233;ricains, europ&#233;ens et asiatiques, nous parlons clairement. Une instabilit&#233; durable ici aura un co&#251;t d&#233;j&#224; bien connu, sous la forme d'une inflation import&#233;e, de perturbations des approvisionnements et de co&#251;teux d&#233;tours par le cap de Bonne-Esp&#233;rance. Ce co&#251;t sera encore plus lourd si l'attentisme l'emporte sur l'anticipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Djibouti n'a jamais choisi la facilit&#233; d'une neutralit&#233; positive. Depuis des d&#233;cennies, notre peuple supporte &#224; lui seul, sans compensation proportionn&#233;e, le fardeau d'accueillir les bases militaires de puissances qui veillent d'abord sur leurs propres int&#233;r&#234;ts. Nous le supportons parce que la stabilit&#233; de ce d&#233;troit est un bien mondial. Cependant, un tel bien mondial ne peut reposer ind&#233;finiment sur les &#233;paules de son gardien le plus expos&#233;, ni sur les hommes et les femmes qui vivent et travaillent le long de cette ligne de fracture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette diplomatie d'&#233;quilibre, construite avec tous nos partenaires plut&#244;t que contre l'un d'entre eux, a fait de notre pays un espace de dialogue, et non un th&#233;&#226;tre de rivalit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire ne se souvient jamais des intentions, seulement des choix faits &#224; temps, ou trop tard. &#192; ceux qui partagent l'avenir de cette route, &#224; Washington, Bruxelles, P&#233;kin, Riyad et au Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies, nous disons avec la gravit&#233; qu'exige le moment : n'atte dons pas qu'une catastrophe arrive &#224; Bab el-Mandeb pour lui accorder l'attention qu'il m&#233;rite.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'heure est au dialogue et &#224; la concertation et nous, &#224; Djibouti, appelons aux deux avec un espoir sinc&#232;re. Une porte laiss&#233;e sans surveillance finit toujours par se fermer, et le monde entier se retrouverait du mauvais c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Ilyas Moussa Dawaleh,&lt;/strong&gt; ministre de l'&#201;conomie, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du RPP&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Article publi&#233; dans &lt;a href=&#034;https://addisfortune.news/bab-el-mandeb-should-not-wait-for-a-catastrophe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Addis Fortune&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; le 14 ao&#251;t 2026, traduction &lt;i&gt;Human Village&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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