À l’occasion du conseil des ministres au au Palais de la République ce mardi 1er septembre, Ismail Omar Guelleh a détaillé les priorités de son gouvernement dans un discours liminaire.
Il a d’abord insisté sur la nécessité pour l’État de remplir ses missions régaliennes (sécurité, paix, éducation santé, garantie des droits fondamentaux, en préalable indispensable à la défense des intérêts de la nation dont l’unité, la cohésion nationale et la foi de nos concitoyens en leur pays et l’importance de la jeunesse pour le développement du pays. Dans ce cadre, le président a déclaré que « le contexte géopolitique que nous vivons nous invite à renforcer sans relâche notre vigilance dans la sécurité intérieure, la sécurité de nos infrastructures vitales, le contrôle de nos frontières. […] Au-delà de nos infrastructures et de notre position géographique exceptionnelle, les femmes et les hommes de la République de Djibouti constituent notre première richesse [… qui passe par] l’inclusion et l’égalité des chances pour nos concitoyens à besoins spéciaux. […] Notre jeunesse représente notre plus grande richesse…nous devons agir avec détermination pour lui ouvrir des perspectives réelles, en renforçant la formation professionnelle et l’enseignement technique, en facilitant l’accès au financement et à l’entrepreneuriat et en améliorant l’insertion professionnelle ».
« Il nous faut développer de nouveaux moteurs de croissance, notamment les industries légères, le numérique, le tourisme, les énergies renouvelables et la pêche. Il nous faut valoriser nos richesses nationales, encourager l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes [… afin de soutenir] la consolidation de nos atouts que sont la logistique, le secteur bancaire et les télécommunications. […] Cela passe nécessairement par la consolidation de notre cadre macroéconomique et par l’accélération des réformes de nos finances publiques [… pour permettre] une meilleure allocation des ressources publiques, une plus grande transparence de l’information budgétaire à l’égard de nos concitoyens, une plus grande redevabilité dans la gestion des comptes publics…ainsi qu’une gestion davantage orientée vers les résultats et l’efficacité de la dépense publique ».
« La transformation numérique de l’action publique constitue un levier important de notre politique de modernisation de l’Etat. […] Nous devons à cet égard accélérer la digitalisation des procédures administratives, la dématérialisation des services publics et l’interopérabilité de nos systèmes [… afin que] la transformation numérique et l’amélioration de la gouvernance de nos données nous permettent d’engager une réflexion ambitieuse sur une exploitation responsable et maitrisée de l’intelligence artificielle ».