Communiqué
Riyad, le 30 juillet 2026
Les gouvernements des États fondateurs de l’Alliance maritime défensive multinationale, réunis dans la ville de Riyad, au Royaume d’Arabie saoudite, le 30 juillet 2026 :
– réaffirment leur engagement ferme envers les buts et les principes de la Charte des Nations unies, les dispositions du droit international, les traités internationaux ainsi que les règles et coutumes internationalement reconnues ;
– sont conscients des défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale et de la nécessité qui en découle de renforcer la coopération maritime défensive collective afin de protéger la liberté de navigation et les voies du commerce international, et de sécuriser les routes mondiales d’approvisionnement énergétique dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden ;
– réaffirment leur conviction selon laquelle la sécurité maritime est une responsabilité commune et que la coopération et la coordination entre les États constituent le pilier essentiel permettant de faire face aux menaces maritimes communes et transfrontalières, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité à l’échelle mondiale.
Les États fondateurs sont convenus et ont approuvé ce qui suit :
– Annoncer la création de l’Alliance maritime défensive multinationale, en tant que cadre de coopération maritime défensive visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger la liberté de navigation, à sécuriser les voies du commerce international et les routes d’approvisionnement énergétique, ainsi qu’à protéger les intérêts maritimes communs dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden, conformément aux dispositions du droit international, aux conventions des Nations unies et aux coutumes internationales.
– Les États participant au présent communiqué poursuivent l’accomplissement de leurs procédures internes nécessaires à leur adhésion officielle à la Charte de l’Alliance maritime défensive multinationale, conformément aux procédures constitutionnelles et juridiques adoptées par chaque État.
– Renforcer la coopération dans les domaines de la sécurité maritime, de l’échange d’informations, du renseignement, de la planification opérationnelle, des exercices conjoints, des enseignements tirés, de la formation, du développement des capacités et de l’exécution d’opérations maritimes conjointes, conformément aux dispositions de la Charte.
– Réaffirmer que la participation aux activités et aux opérations de l’Alliance demeure une décision souveraine propre à chaque État, conformément à ses systèmes et à ses procédures nationales.
Réaffirmer que l’Alliance est de nature exclusivement défensive, qu’elle ne vise aucun État, aucune alliance ni aucune organisation internationale, et qu’elle exerce toutes ses activités dans le cadre du plein respect du droit international, du respect de la souveraineté des États et de la protection de la liberté de navigation.
– Inviter les États qui partagent les objectifs et les principes de l’Alliance à adhérer à sa Charte conformément à ses dispositions, afin de contribuer à élargir le champ de la coopération et à renforcer la sécurité maritime collective dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden.
– Le Royaume d’Arabie saoudite est un État fondateur et dirigeant de l’Alliance, et constitue son siège principal permanent.
– Créer, au Royaume d’Arabie saoudite, le commandement conjoint, le centre de commandement et de contrôle, le centre des opérations maritimes conjointes et le secrétariat général, en tant que principaux organes exécutifs de l’Alliance.
Les États fondateurs réaffirment que la création de l’Alliance maritime défensive multinationale représente une étape stratégique vers le renforcement de la sécurité maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden, la consolidation de la coopération défensive entre les États membres et le soutien à la stabilité et à la prospérité, de manière à contribuer à la complémentarité avec les efforts internationaux visant à protéger la paix et la sécurité internationales, conformément aux dispositions du droit international.
Note de la rédaction : la liste des signataires n’est pas communiquée.